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En ce vendredi 20 mars 2009, je fête un anniversaire : mes 3 ans de boulot dans la même Ville. Un record !
C’était le 20 mars 2006 et je débutais véritablement ma carrière de collaborateur de cabinet. J’avais longuement hésité entre ce poste et un retour au bercail, à Sarcelles, sur des fonctions quelque peu différentes, mais toujours proches de l’édile. Je revenais d’une année de galère au milieu de nulle part, dans le fin fond du trou du cul du monde, pour ce qui devait être un super job, mais qui fut en réalité une terrible galère, autant personnelle que professionnelle.
Il y a 3 ans, j’abandonnais 10 ans de com’, dont les ¾ comme dircom, et me lançais dans la jungle impitoyable du monde politique, que j’avais seulement effleurée durant mes expériences passées.
Aujourd’hui, alors que nombre de mes collègues se sont faits la belle, je suis toujours là et j’ai même battu mon record, ces presque 3 années clôturées en eau de boudin dans la pittoresque bourgade de Saint-Brice-sous-Forêt et ses 15 000 âmes. C’était de 1997 à 2000, au siècle dernier, il y a une éternité ! C’est à partir de là que je suis entré dans l’ère de l’instabilité chronique, jamais vraiment satisfait, toujours à la recherche du meilleur poste, au grand dam de mon père qui me répétait sempiternellement cette phrase qui me hérisse encore le poil : "Oui, mais t’es quand même bien là !"
Une année par ci, deux par là, quelques mois ici, quelques semaines là… J’en ai écrit des lettres de motivation et j’ai arrosé la France entière de mes CV ! Tiens, je suis même devenu tellement expert en candidatures que je suis régulièrement sollicité pour retravailler celles des autres. Je devrais me faire payer !
Bref, ca fait donc 3 ans. Je ne peux pas dire au même poste puisque j’en ai changé, de poste, passant de conseiller technique à chef de cabinet au gré des départs des uns et des autres. Après, vous avouer qu’il ne m’est pas passé par la tête d’aller voir ailleurs si le dollar était plus vert… Je regarde toujours les annonces, mais ca, même à la retraite, je continuerai de le faire, donc ca ne compte pas. Certes, il y a un an, après les élections, j’ai envoyé un ou deux CV, obtenu trois ou quatre entretiens, décliné cinq ou six propositions… Pourtant, je suis toujours là, la faute à une trop forte exigence, preuve que je ne suis pas si mal ici !
Parce qu’il faut bien l’admettre, ouais, je me plais bien dans mon boulot de déjà 3 ans. Ce que je fais est intéressant, je connais tout le monde, j’ai la confiance de mon patron, l’ambiance est bonne et les collègues sympas, le patron vraiment pas chiant, j’ai une grande liberté dans mon travail, je suis à 5 minutes à pied de la maison, dans une ville super agréable… N’en jetez plus, la coupe est pleine ! Je suis donc reparti pour 3 nouvelles années !?
Ben, en fait, ya juste un petit bémol, oh pas énorme, mais qui gâche un peu le plaisir. Cette légère ombre au
tableau, c’est la thune ! Oui, oui, le fric, l’oseille, le flouze, la caillasse… Oh, je ne vais pas me plaindre, je gagne tout de même assez confortablement ma vie, mais à titre de
comparaison, dans une ville de taille comparable, de même étiquette politique, dans le même département, mon homologue gagne 2 000 boules de plus que moi ! Bon, les mauvais esprits
diront qu’ils lui servent à payer ses séances de psychanalyse, tellement son patron est timbré…
Comme quoi, l’argent ne fait pas tout. Mais putain, si je pouvais en avoir un peu plus… Allez champagne quand même… Euh, plutôt mousseux !
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