Vendredi 8 août 2008

Aujourd’hui s’ouvrent les 26ème Jeux Olympiques de Pékin. Cette grande quinzaine olympique débute par une cérémonie d’ouverture que j’ai choisi de boycotter.

 

Petit rappel : la Chine, c’est près d’un milliard et demi d’habitants, une puissance économique gigantesque, un marché mondial à elle seule. Mais la Chine c’est aussi et surtout des manquements graves au respect le plus élémentaire des droits de l’homme : prisonniers politiques et journalistes par milliers, exécutions sommaires, presse censurée, répression contre le Tibet… j’en passe et des meilleurs ! Lors de l’attribution des JO en 2001, la Chine s’était engagée à faire de nombreux efforts en faveur des Droits de l’Homme. Pourtant, depuis, rien n’a changé. A ce propos, je vous recommande vivement la lecture très instructive de l’ouvrage rédigé par Reporters sans Frontières, « Pourquoi il faut boycotter la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin » (Edition le cherche midi).
 

C’est dans ce contexte tendu que le petit Nicolas représentera la France à Pékin aujourd’hui lors de la cérémonie d’ouverture. Une présence très controversée.

 

On se souvient du passage houleux de la flamme olympique à Paris, où les autorités chinoises avaient déjà montré leur savoir-faire en matière d’humanité. Ces scènes s’étaient reproduites un peu partout dans le monde, de Londres à San Francisco, preuve que le débat sur les droits de l’homme en Chine est universel.

 

A la suite de ces manifestations parisiennes, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et Christian Poncelet, Président du Sénat, avaient été envoyés à Pékin par le petit Nicolas faire des courbettes aux autorités chinoises.

 

Se posa alors la question de la présence du chef de l’Etat à la cérémonie d’ouverture. Pendant qu’Angela Merkel pour l’Allemagne ou Gordon Brown pour l’Angleterre avaient très rapidement annoncé qu’ils ne s’y rendraient pas, justifiant leur refus par la défense des droits de l’homme (une décision que respecta Pékin), le un coup j’y vais, un coup j’y vais pas du petit Nicolas renforçait encore davantage les tensions franco-chinoises. Il faut dire que la pression de l’opinion française pour le boycott était forte et qu’il lui était difficile d’annoncer tout de go qu’il irait quand même à Pékin. D’ailleurs, a-t-il seulement envisagé une seule seconde de ne pas s’y rendre ?

 

Mais par ses atermoiements, il a fini par tellement exaspérer les chinois que sa présence, annoncée officiellement sur le tard, ne change rien.

 

Les menaces économiques et commerciales que font peser les chinois envers la France se sont multipliées. Alors que Paris est sur le point de perdre son honneur pour apaiser le climat (mais sans missiles pour repousser la pluie !), les chinois ont fait de la France leur bouc émissaire tout trouvé.

 

Dernier exemple en date, la prochaine visite du Dalaï Lama en France. Le gouvernement chinois a demandé à ce qu’il ne soit pas reçu par l’Elysée.

Deux possibilités s’offraient au petit Nicolas. Il confirmait les valeurs de la France, pays des droits de l’Homme, en recevant le prix Nobel de la Paix, et la Chine risquait de mettre ses menaces à exécution (l’exécution, un grand sport national dont la Chine partage le leadership avec les Etats-Unis). Ou alors, il accédait aux ordres des autorités chinoises et donnait raison à leur chantage. Dans les deux cas, la stratégie était perdante. Il s’est finalement écrasé face aux exigences de Pékin qui pourra désormais traiter notre pays avec toute la condescendance qu’une telle capitulation mérite.

 

La dignité et les valeurs que porte depuis des siècles la France auraient du conduire le petit Nicolas à boycotter la cérémonie d’ouverture des JO et recevoir le Dalaï Lama. Il n’a fait aucun des deux.

 

Depuis un an, le petit Nicolas a laissé Kadhafi planter sa tente à l’Elysée et a fait défiler et mettre au garde à vous les militaires français devant Bachar El Assad, dont le pays est présumé responsable de l’attentat du Drakkar qui a vu 58 militaires français trouver la mort en 1983. Sa présence à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin est la dernière pierre à l’édifice de son combat particulier en faveur des droits de l’Homme !

 

"Ce n’est pas à Pékin de fixer mon agenda…" avait-il dit. Certes, mais force est de reconnaître qu’il l’influence beaucoup !

 

Pour ma part, en ce fameux 08/08/08 à 08h08 (heure chinoise), ma télévision sera éteinte. Je ne peux que vous inviter à en faire de même.

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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Dimanche 3 août 2008

Si comme moi, vous avez pris vos vacances en juillet, vous avez peut être loupé quelques nouveaux moments d’anthologie dans l’actu.

Je sais, pendant les vacances, la vie politique, les problèmes de société, les affaires et les histoires, tout le monde s’en tamponne comme de son premier pâté de sable. Pendant vos vacances, vous n’aviez qu’une seule préoccupation : ces foutues méduses qui ont envahi nos plages et nous empêchent de nous baigner !

Et pourtant, en ce mois de juillet 2008, ya encore du lourd, du très lourd… Tour d’horizon :

 

Chérie, j’ai oublié mon enfant dans la voiture !

C’est la nouvelle mode de l’été. Exit l’Ipod, le chapeau de cow-boy, les tatouages et piercings. Le « j’ai oublié mon môme dans la bagnole » a connu en l’espace d’un petit mois un succès foudroyant. En allant bosser, en faisant ses courses, en sortant en boîte, le tube de l’été 2008 consiste simplement à laisser son gamin en bas âge (important le bas âge, sinon, le gosse, il peut s’enfuir, et ce n’est pas marrant !) enfermé plusieurs heures dans une voiture, si possible bien garée sur un parking, en plein cagnard, et sans un bol d’eau ni une vitre ouverte, parce que les enfants, ce ne sont pas des chiens quand même !

 

On connaissant l’abandon du gentil toutou, qu’on adore mais dont on ne sait plus quoi foutre en juillet et août, sur une aire d’autoroute, à cause de cette location à 1 000 boules la semaine qui n’accepte pas les animaux, même s’ils étaient admis dans l’autre qu’on n’a pas prise car elle était trop chère. C’est vrai quoi, on ne va pas gâcher nos vacances pour un maudit clébard ; on en rachètera un aux enfants à la rentrée ! Il y avait aussi l’oubli de la belle-mère dans la station service, parce que les belles-mères, c’est déjà chiant toute l’année, alors s’il faut en plus se les coltiner pendant les vacances…

 

Voilà donc la nouvelle tendance de cet été 2008 : l’oubli du gamin dans la bagnole. Et à la fin, il est recueilli à la SPA, on retourne le rechercher sur l’insistance de sa gonzesse… ? Ben non, à la fin… il meurt !

 

Réforme de la Constitution : merci Jack 

A une voix près. La réforme de la Constitution voulue par le petit Nicolas est passée ric rac lors de Congrès de Versailles, et on dit merci qui ? Merci Jaaaaack !

 

Jack Lang, l’homme de la fête de la musique et de la techno parade, ministre à vie de la culture qui rêve de le redevenir et est prêt pour cela à toutes les compromissions, toutes les trahisons. Jack, seul parlementaire socialiste ayant voté OUI, qui a vendu son âme au petit Nicolas en échange d’un futur strapontin. Jack, qui n’a pas eu les couilles d’aller lui-même déposer son bulletin dans l’urne mais qui a donné pouvoir à un de ses collègues, alors qu’il se trouvait au château. La peur d’affronter le regard de ses amis ?

 

L’occasion était belle de faire échouer, pour la première fois dans l’histoire d’un Congrès, un projet qui renforce encore davantage le pouvoir sarkozyste, au détriment du parlement et surtout du gouvernement. Toutes les avancées dites démocratiques sont un leurre. Le réel objectif de cette réforme, c’est d’officialiser le régime présidentiel et du parti majoritaire que le petit Nicolas fait déjà régner depuis plus d’un an.

 

Quant à toi, Jack, il est temps de rejoindre tes amis, les traitres Kouchner, Besson, Allègre, Tapie et tutti quanti au royaume du petit Nicolas. A la cour, tu seras fôrmidâble en fou de roi. De mon côté, en tant que petit socialo de base, je n’ai qu’un mot à te dire : Dégage !

 

L’essence des vacances

Cette année, pour les vacances, on a innové. Pas de voyage à l’étranger, on s'est fait un petit tour de France en voiture, histoire d’aller voir la famille et les amis et de se la couler douce pour pas cher. De Paris à Lyon, de Lyon à Montpellier, en passant par Annecy, de Montpellier au Sud-Ouest avant de revenir à Paris, on a fait plus de 2 500 bornes.

 

Hé ben, vous n’allez pas me croire, mais on n’a plus une thune. La raison, me demandez-vous ? L’hébergement, ça ne doit pas être donné une location ? Non, on créchait dans la famille ou chez des amis. La bouffe, c’est vrai que tout augmente, les fruits et légumes notamment ? Même pas, on a la plupart du temps été invités et on s’est tapé des mégas barbecues. Les loisirs alors ? Tu parles, à part faire un peu de pédalo, on s’est reposé, on s’est baigné et on a visité.

 

Non, on s’est laissé aller. Bon, c’est excusable, ce sont les vacances et on peut bien s’offrir des petits plaisirs de temps à autres. Donc, là, on a acheté de l’essence ! Je sais, c’est fou, on n’aurait pas du, mais on n’avait pas trop le choix non plus, faut bien l’admettre. Parce que même si le SP 95, sur l’étagère de la bibliothèque, c’est d’un chic absolu, il se trouve surtout que la 206, pour se les farcir ses 2 500 kms, il faut la ravitailler !

 

Mais attention, on a pris que de la qualité. C’est du minimum 1,45 € le litre, jusqu’à 1,58 sur l’autoroute. Sauf une fois, où on a craqué. On venait de faire un plein à 70 €, et on est tombé un peu par hasard sur une petite station à Langon, avec des prix incroyables et même pas besoin de marchander. 1,33 € le litre. On était blindé d’essence, mais tu penses, on en a repris un peu, histoire de dire qu’on a fait une bonne affaire. Ah, ces touristes, ca dépense vraiment son fric n’importe comment !

 

L’an prochain, on projette de retourner à l’étranger, en avion… bizarre, non !?

 

Nanard et son complice se barrent avec la caisse du Lyonnais

285 millions d’euros ! Plus de 40 patates pour sa tronche après remboursement de ses dettes !

 

Le tribunal arbitral, chargé de solder le litige opposant depuis treize ans dans le dossier de la vente d'Adidas, Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR) gérant le passif du Crédit Lyonnais, a condamné ce dernier à verser 285 millions d'euros à Nanard.

 

Le plus grand escroc de France, ex-pédégé d’entreprises en difficulté, ex-présentateur télé, ex-ministre, ex-président de foot, ex-taulard, nouveau comédien à deux balles sur la Une, ex-fauché et nouveau riche, s’est refait la cerise sur le dos du contribuable, grâce à l’intervention bienveillante du petit Nicolas.

 

Flash back avec en fil rouge, le litige entre Tapie et le Lyonnais qui dure depuis 1995 : en pleine campagne présidentielle, Nanard, ancien ministre de Mitterrand et membre du PRG, se range derrière Nico le Nabot. Pour le remercier, le petit Nicolas incite le CDR à accepter qu’un tribunal arbitraire privé tranche définitivement ce dossier et donne ensuite ses instructions pour que Tapie en sorte vainqueur. Contrepartie, avec sa nouvelle virginité et ses millions, Nanard va travailler à la constitution d’un grand parti radical de soutien au petit Nicolas, incluant les radicaux de gauche de ce larbin de Baylet et ceux de droite de Borloo avec lui au milieu.

 

Pas de transparence, pas de justice, un foutage de gueule généralisé, le fait du prince, des complicités et des connivences, l’ardoise sur le compte des français qui galèrent : avec Tapie et Sarko, c’est copains comme coquins…

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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Jeudi 3 juillet 2008

Tout était si beau, si émouvant.  Après 2 321 jours de captivité, Ingrid Betancourt a été arrachée aux rebelles des Farcs lors d'une spectaculaire opération héliportée de l'armée colombienne. L’otage Ingrid Betancourt est enfin libre !

 

Les médias ont bouleversé leurs programmes pour couvrir ce magnifique événement, même TF1 a renoncé à sa sacro-sainte série policière américaine pour diffuser les premières images, recueillir les premières réactions… On attendait Ingrid Betancourt, on voulait la voir, découvrir sa silhouette s’extirper de l’hélico, voler un sourire, une larme aussi, voyeurs invétérés que nous sommes, saoulés à la télé-réalité !

 

C’est là qu’intervient le premier loupé : l’horaire de sa libération. Même Gérard d’Aboville, lors de sa traversée de l’Atlantique à la rame, accompagné de ses dorades, avait fait l’effort de programmer son arrivée pour le 20h de PPDA. Est-ce lié à son éviction du JT de la Une, mais PPDA ne fait plus recette. La libération d’Ingrid Betancourt a été annoncée à 21h20 !

 

Bon, ça, c’est rattrapable. Une bonne édition spéciale avec les mêmes images de l’Elysée qui passent en boucle, les mêmes commentaires pour tenir l’antenne le temps qu’ELLE apparaisse… Et puis, au bout d’un moment, la France qui travaille, elle a besoin de dormir. On verra Ingrid le lendemain matin à la téloche.

 

C’est donc au réveil que la France découvre les premières images de l’otage enfin libérée. Et c’est à ce moment que tout est foutu en l’air, que la fête est complètement gâchée. Ce devait être un instant unique, empli de joie, d’émotion, de bonheur. C’est un raté considérable, presque une humiliation pour Ingrid Betancourt qui, après tout ce qu’elle a pu endurer pendant plus de 6 ans, ne méritait pas un tel affront.

 

Pourtant, je suis persuadé qu'elle a du se battre, qu'elle a tout tenté pour sauver les apparences, mais ce fut en pure perte. Ingrid Betancourt est libre, mais humiliée à jamais, d’autant que sa photo a fait la une des médias du monde entier. Qui a osé lui faire ça ? Pourquoi n’a-t-elle pas résisté, ne s’est-elle pas rebellée ? Je demande que le coupable soit retrouvé et lourdement sanctionné. J’en appelle à la Ligue des Droits de l’Homme.

 

Je crains malheureusement que ces questions demeurent à jamais sans réponse, secret militaire oblige. Car je ne comprends toujours pas :

 

Putain, mais pourquoi lui avoir foutu ce bob militaire ridicule sur la tête ???

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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Dimanche 29 juin 2008

Les événements sont passés quasiment inaperçus et pourtant, la semaine dernière, deux phénomènes ont illustré la dérive des adolescentes dans cette société sans repère.

 

Aux Etats-Unis, 18 élèves d’un même lycée du Massachusetts ont toutes décidé de se faire engrosser et d'élever leurs enfants ensemble. Elles avaient conclu un pacte, parce que sans doute, avoir un moufflet à 16 ans, c’est super cool. Les géniteurs ? Peu importe, un SDF, un mec rencontré au hasard, un « petit camarade du lycée »… N’importe qui pouvait faire l’affaire !

 

Au même moment, c’est en France que sept collégiennes de la banlieue de Toulouse sont arrivées totalement bourrées dans leur établissement, l'état de trois d'entre elles ayant même nécessité une hospitalisation.

 

Suis-je à ce point devenu un vieux con pour ne pas comprendre ? Dois-je faire mienne cette fameuse réplique de Francis Cabrel, « c’était mieux avant » ?

 

Le slim a remplacé le 501, la tecktonik a succédé à la dance et au rap, Paris Hilton et Britney Spears ont rangé aux oubliettes Madonna et les mannequins anorexiques, le journal du hard a suppléé Hélène et les garçons… C’est la vie me direz-vous, mais à mon époque, les meufs étaient vachement moins opens !

 

Je me rappelle des galères pour ne serait-ce que lever une nana en boîte, des râteaux que je me suis mangés et qui auraient pu faire de moi l’égal de Nicolas le Jardinier. Il faut dire aussi que côté meufs, à Sarcelles dans la fin des années 80 et le début des années 90, c’était loin d’être le top.  Elles ne pouvaient pas boire ou coucher, elles ne sortaient pas ! A Sarcelles, on picolait entre mecs pour oublier qu’on s’était bien sapés pour que dalle. Putain, je ne vous raconte même pas le nombre de soirées loose qu'on a pu se taper à se déchirer la gueule entre potes, sans avoir ce simple plaisir d'avoir au moins la possibilité de se prendre une veste ! En fait, les seules nanas qui sortaient avec nous et participaient à nos soirées d’alcolos en devenir, tu te tapais l’affiche si seulement tu pensais à en pécho une…

 

Dans le même temps, si tu restais puceau trop longtemps, tu passais aussi pour un con. Sacré paradoxe… Moi, je me demande avec qui ils ont pu coucher mes potes… Parce que la rengaine dédaigneuse et méprisante, celle-là, ya que le train qui ne lui est pas passé dessus, je crois bien me souvenir qu’on était assez nombreux à prendre le bus, si vous voyez ce que je veux dire !

 

Par contre, pour les gonzesses, c’était différent. Si elle couchait, c’était une salope. Et si elle ne couchait pas, c’était aussi une salope. Visiblement, aujourd’hui, une certaine tendance s’est affirmée. Elles couchent pour connaître le mec ! Et si ca se passe bien, il peut alors l’inviter au resto…

 

Alors, shocking le Jaurrey parce que ta vieille éducation judéo-chrétienne supporte mal la connerie des ados d’aujourd’hui ? Ou simplement envieux des gamins de maintenant  parce que toi, à 16 ans, t’avais encore jamais roulé un patin ?

 

Aurais-je été jeune à la mauvaise époque ? Dis, Francis, t’es vraiment sûr que c’était mieux avant ???

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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Samedi 14 juin 2008

Il y a encore une semaine, nous étions plein d’optimisme. Les bleus arrivaient en Suisse et en Autriche pour disputer l’Euro 2008 dans la peau des favoris. Surfant sur la vague du Mondial 2006, où à un coup de boule près, on enlevait notre seconde coupe du monde, il n’y avait aucun doute : lors de cet euro, on allait tous les bouffer, les mangeurs de pizzas, de saucisses, de morues, de paëlla…

 

Et puis la Roumanie est passée par là. Oh, les Roumains, eux, ils ne nous voulaient aucun mal. Pour preuve, ils ne nous ont pas attaqués une seule fois en 90 minutes. Le problème, c’est que nous avons sans doute aussi signé ce pacte de non agression en entrant sur le terrain. Un match nul, au sens littéral du terme, insipide, ennuyeux. Pour tout vous dire, je me suis même demandé à un moment donné si, par mégarde, je n’avais pas actionné mon vieux magnétoscope et appuyé sur la touche ralenti ! Et malgré le peu de souvenirs qu’il me reste de mes deux misérables matches de la saison (mais si, rappelez-vous, le crac foudroyant de mon tendon d’Achille en septembre), je crois même qu’on jouait plus vite en vétérans.

 

Bien sur, on a trouvé des circonstances atténuantes : le match était à 18h et il faisait hyper chaud (étonnant en plein mois de juin !), Vieira et Henry étaient blessés (comme tout le reste de la saison, personne n’avait anticipé ?), c’était un premier match et un premier match c’est toujours tendu (c’est vrai, demandez aux Hollandais !), la Roumanie est un adversaire dangereux et mésestimé (forcément, avec des joueurs comme Radoi, Tamas, Niculae, Dica, Lobont… des super cracks qui font peur à la terre entière !)… Et on allait voir ce qu’on allait voir contre les Pays-Bas !

 

Hé ben, on a vu ! Une branlée comme on n’en avait pas prise depuis 25 ans et une déculotté au Parc des Princes contre la Pologne en 1982, un temps où Ribéry n’était encore qu’un spermatozoïde ! Pire, il faut remonter à 1958, il y a 50 ans et à l’épopée de nos glorieux anciens de Suède, les Kopa, Piantoni, Fontaine et tous les noms en i qui peuplaient les mines du Nord pour retrouver trace d’une défaite par au moins 3 buts d’écart dans une phase finale de grand championnat.

 

On dit merci qui ? Merci Raymond. Le sélectionneur des bleus a pourtant beaucoup d’atouts et de qualités. Il a, pour son âge, une jeune et jolie femme qui de surcroît présente un magazine sur le foot, il n’est pas con pour un ancien footeux et est même capable d’aligner plusieurs phrases sans utiliser le sempiternel « à partir de là », à cinquante piges passées il a encore tous ses cheveux, il a fait du théâtre et aime jouer la comédie avec les journalistes…

 

En fait, il n’a qu’un défaut : comme sélectionneur, il est nul ! Pendant la petite décennie où il fut entraîneur des espoirs, il n’a jamais rien gagné et fut même incapable de qualifier les bleuets aux JO de 1996, 2000 et 2004, alors que plusieurs générations exceptionnelles qui se sont retrouvées ensuite chez les bleus se sont succédées sous ses ordres. Depuis qu’il est à la tête de l’équipe de France, il a continué à accumuler les conneries, mais le talent de joueurs réussit à sauver les apparences. Mais le paroxysme est intervenu hier soir contre les Pays-Bas.

 

Certes, cette fois, il n’a pas été aidé par les joueurs. Je crains d’ailleurs que certains de nos bleus soient l’inverse des Roumains : inoffensifs et surcotés !

Mais son coaching fut désastreux. Maintenir Malouda et le faire rester 1 heure sur le terrain alors qu’il ne sert à rien et n’est même pas capable de faire une passe à trois mètres ; continuer à faire jouer Sagnol face aux flèches oranges alors qu’il revient à peine d’une blessure de 8 mois et qu’à 30 ans, retrouver son niveau prend beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de temps ; faire entrer Gomis, ce qui fut une catastrophe, alors que Benzema se morfondait sur le banc… A moins qu’il ne pense que Gomis est meilleur que Benzema !


Reste le cas Thuram. Lilian a sans doute été le plus grand défenseur du monde à une époque. Une époque où il ne pouvait pas encore prétendre jouer en vétérans. Mais à 36 ans, il fait la saison et surtout l’Euro de trop. J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour Thuram, mais il a joué contre les Pays-Bas son plus mauvais match en 142 sélections, pire encore que ce quart de finale de l’Euro 2000 où il avait été humilié par l’inconnu Munitis. Malheureusement, son niveau aujourd’hui est à l’image de sa saison. Ce n’est pas pour rien que Rijkaard, son entraîneur au Barça, n’en a fait que son 4ème défenseur central. Et puis, lorsqu’on envisage de signer la saison prochaine au PSG, c’est qu’il y a bien un problème et qu’il est temps d’arrêter les frais, non !?

 

Le souci, et on en revient encore à Domenech, c’est que concernant Thuram, c’est comme pour la constitution européenne : il n’y a pas de plan B. En fait, si, il en existait un. Il s’appelait Mexes, le meilleur défenseur français actuel. Mais comme Domenech ne l’aime pas (un peu comme Pirès, sauf que Mexes n’a pas couché avec sa femme), il ne l’a pas sélectionné, préférant Boumsong et Squillaci (je sais, c’est super drôle) qui, même si Thuram et Gallas se pétaient les deux jambes, ne joueront jamais !

On peut aussi évoquer le cas Ben Arfa, un génie du ballon. L’égal d’ici deux ans de Cristiano Ronaldo, capable de débloquer un match sur une seule action. Pas sélectionné non plus. A sa place, Domenech a choisi Malouda (finalement, ce n’est pas sélectionneur qu’il aurait du faire Domenech, c’est comique !).

 

Il y a enfin la tactique. Je me demande parfois si Domenech n’est pas un peu parano. Pour brouiller les pistes et notamment celles des journalistes, cause de tous les maux, il improvise des mises en place trompeuses la veille des matches. Et ca marche, ca trompe même son équipe !

 

Petit intermède, je m’adresse ici aux puristes. Pour les autres, je synthétise : il fait n’importe quoi, mais ca, vous l’aviez, je l’espère, déjà compris. Donc à nous amis footeux. Depuis 2 ans et la retraite de Zizou, les bleus ont appris à jouer en 4-4-2. Rencontres qualificatives, matches amicaux, le système semblait rodé. Et là, pour le second match de l’Euro, il nous ressort le vieux 4-5-1 du temps de Zizou. Allez comprendre ? Moi, je ne pige pas, mais c’est peut être normal, je n’ai jamais réussi à décoder le Domenech !

 

 

Conclusion : on a pris un méga branlée et franchement, à moins d’un miracle contre des italiens qui sont presque aussi mal en point que nous, on rentrera à la maison la queue entre les jambes. Et Domenech aura enfin l’occasion d’assouvir sa passion théâtrale. A bien y réfléchir, ce ne serait pas plus mal, non !?

par Christophe Jaurrey publié dans : Sport
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Mardi 3 juin 2008

Vous êtes nombreux à ne pas comprendre ma volte-face, qui en fait n'en est pas une. Certes, j'ai fait campagne pour elle, j'ai voté pour elle, je vous ai incités à en faire de même. Oui, tout cela, je le revendique. Elle n'était pas la candidate que j'avais souhaitée, mais j’ai accepté le résultat du vote démocratique. Et comme tout bon militant socialiste qui se respecte, je me suis rangé derrière la candidature de Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle.

Dire que je regrette mon choix serait exagéré. En face, il y avait le petit Nicolas, et j'aurais soutenu un unijambiste psychopathe à poils durs pour lui faire barrage. Entre la peste et le choléra, j'avais choisi la moins pire des maladies.

Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer ce qu'il serait advenu si elle avait été élue présidente. Je suis presque soulagé qu'elle n'ait pas gagné, et après réflexion, je suis convaincu qu'il vaut mieux avoir cette parodie de président bling-bling à la tête du pays que "elle" !

 

Cette femme, sorte de Boutin de gauche, est dangereuse, autoritaire et autocrate, elle change d’idées comme de tailleur Channel, n’a aucune vision et ne fait de la politique qu’à travers l’opinion, une opinion qui l’a portée aux nues et qui, fin de l’effet de mode, est en train de la descendre en flammes.

 

Ségolène Royal ne sera plus ma candidate. Et s’il fallait encore devoir me justifier, cette vidéo en est le parfait exemple. Je vous laisse juge, c’est sidérant. Vive la démocratie participative !


 

par Christophe Jaurrey
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Samedi 31 mai 2008

On vit vraiment dans un monde de grands malades. Le Tribunal de Lille a annulé le mariage d’un couple de confession musulmane car la femme aurait menti à son mari sur sa virginité. Le pauvre gars crédule s’en serait rendu compte pendant sa nuit de noces et aurait immédiatement renvoyé sa jeune épouse chez elle, avant de demander l’annulation du mariage.

 

Cette décision de justice, aussi incroyable et atterrante soit-elle, repose pourtant sur un texte de loi, en l’occurrence l’article 180 du Code Civil qui stipule que le mensonge sur un trait essentiel de sa personnalité peut entraîner l’annulation du mariage.


Heureusement, je ne suis pas marié. Car j’avoue, moi aussi, j’ai menti. Oui, j’ai usurpé la confiance de ma compagne. Je lui ai affirmé que mon pénis mesurait 30 cm. Il en fait 28 ! Vous pensez que si nous étions mariés, elle demanderait le divorce pour ça, ma gonzesse ? Pas folle la guêpe ! Hé hé…

 

Pour en revenir à ce pauvre gars, faut avouer qu’il est grave celui-là. Penser une seule seconde que sa nana est vierge… Vous en connaissez beaucoup, vous, des femmes en âge de se marier qui n’ont pas encore vu le loup ? A part les super moches, évidemment ???

 

En plus, le gars s’est aperçu du subterfuge en pleine nuit de noces, et il n’a rien trouvé de mieux que d’aller le répéter au reste des convives qui finissaient de faire la teuf. L’affiche qu’il a du se prendre… Mieux, imaginez le truc : le mec, dégouté et désespéré, retournant dans la salle le futal au niveau des chevilles qui raconte médusé sa terrible découverte à ses amis. Et ses potes qui lui balancent : « Ben ouais, on savait. Ya que toi qui te l'était pas faite celle-là ! »


C’est un peu comme si le petit Nicolas découvrait devant tout le pays que Carla n’est pas une première main, mais que le moteur a tellement servi que le compteur s’est un jour arrêté de tourner.

 

Dans le même temps, c’est vrai aussi que la future ex-mariée, elle n’y a pas mis du sien. Une petite pipe aurait tellement simplifié les choses. Et en cas de manque, si vraiment elle n’en pouvait plus, pourquoi n’a-t-elle pas utilisé la bonne vieille méthode Britney Spears... Tout ceci me rappelle ces paroles, d’une grande finesse, d’un ancien collègue qui n’était ni vierge et encore moins farouche : sucer, ça ne compte pas, et par derrière, ca annule !

 

Bon, je sais ce que vous allez me dire. Jaurrey, t’es nul, c’est grave, honteux et choquant, ce qu’il vient de se passer. Vous allez me parler d’égalité hommes – femmes, de droit des femmes et de liberté, d’intégrisme et de discrimination, d’atteinte à la laïcité, d’archaïsme, d’une société se tournant dangereusement vers la religion. Et vous avez entièrement raison car cette décision est scandaleuse, et c’est un misogyne de mon espèce qui vous le confirme.


Mais attention mesdames ! Que toute cette histoire ne vous détourne pas de nos vraies valeurs traditionnelles. Ya l’Euro de foot qui commence bientôt, j’espère que vous n’avez pas oublié de mettre la bière dans le frigo et la pizza dans le congélo !

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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Dimanche 18 mai 2008

Nous en étions restés au mois de septembre. Admettez au moins que je ne vous ai pas gavés avec mon foot, sensible aux allergies sportives de nombre de mes lectrices et de quelques uns de mes lecteurs. Mais là, voila, cette saison de Ligue 1 s’achève et je ne pouvais pas encore demeurer silencieux.

 

La dernière fois que j’avais causé ballon rond, c’était donc mi-septembre et je m’apitoyais sur la situation catastrophique de l’OM. On était au bord du précipice et même le PSG allait mieux, c’est dire ! Et puis, et puis… zorro est arrivé ! Enfin, un zorro belge pour être précis, digne successeur de Raymond Goethals, notre sorcier belge magique des années 90. Le nouveau, il s’appelle Eric Gerets, et il a assuré grave jusqu’à réussir l’inimaginable : nous qualifier pour la Ligue des Champions, la grande, celle de la coupe aux grandes oreilles, avec toutes les grosses écuries européennes qui vont encore nous mettre des taules dans la gueule, mais on s’en fout, il fallait y être et au final on y est !

 

Oui, parce que faut aussi être un peu réaliste. L’OM a fini 3ème, mais ce n’était que la Ligue 1. Et franchement, quand on regarde les matches des championnats anglais, espagnols, italiens et même allemands, on est encore à des années lumières. Pourtant, l’essentiel est fait : l’OM a gagné le droit de jouer avec les grands.

 

Pour arriver à cet exploit (oui, c’est un exploit, remember septembre dernier), il a fallu du courage, de la rigueur, des valeurs offensives, des révélations (pas mal, le petit Valbuena) et une méga chance. Il a aussi fallu compter avec l’inconstance des autres équipes dans un championnat tellement nivelé par le bas que le dernier de la classe pourrait taper le champion sans que ce soit une énorme surprise.

 

Donc, voici l’OM, comme l’an dernier, en Ligue des Champions. La différence, c’est qu’il faudra cette fois passer par le tour préliminaire. Et prier pour ne pas tomber en plein mois d’août sur Arsenal, le Barça, la Juve, Liverpool ou le Milan… Mais bon, Gerets a fait du bon boulot et cette qualification va générer quelques rentrées financières qui devraient permettre d’effectuer un recrutement de qualité pour encore faire progresser l’équipe. J’ai pourtant bien peur que Nasri se barre (à mon sens, c’est un peu tôt, il est encore trop tendre, il a eu une saison assez pourrie et une dernière année à l’OM ne lui ferait pas de mal avant de voler vers d’autres cieux), que Cissé ne l’imite et qu’il faille reconstruire un secteur offensif qui avait de la gueule cette année. Après, faudra recruter, c’est clair : un gros défenseur central, un latéral, un milieu droit, un attaquant de calibre international, et un mec pour jouer côté gauche, même que si ca pouvait être Ben Arfa, ce serait le top ! Mais tout en gardant l’ossature qui a bien fonctionné pendant la deuxième partie de la saison.

 

Pour le reste, parce qu’il n’y a pas eu que l’OM dans ce championnat de merde qui n’a valu que pour le suspense de sa dernière journée, Lyon est champion pour la 7ème fois consécutive, mais avec l’équipe la moins forte et la plus poussive depuis très longtemps. Heureusement, ils ont découvert la pépite Benzema qui, si les petits cochons aux billets verts ne le bouffent pas trop vite, va devenir un phénomène de chez phénomène. Derrière, le Bordeaux de Blanc a assuré, allant jusqu’à chatouiller le champion jusqu’à l’ultime journée. Pour sa première saison sur un banc, le Président a montré que, comme avant lui Deschamps, les Champions du Monde avaient vraiment quelque chose de plus que les autres et que la compétence d’un entraîneur n’attend pas le nombre des années.

 

Et puis, il y a eu la lutte pour le maintien. C’est symptomatique d’un championnat de seconde zone que son plus grand intérêt consiste à s’intéresser aux clubs qui descendront en Ligue 2. Faut dire qu’il y avait du lourd ! Finalement, c’est Lens qui s’y colle. Qui a dit que 2008 était l’année des Ch’tis ???

Pourtant, et je sais que je ne vais pas me faire que des potes, mais l’idée de voir descendre le PSG était tellement bandante… J’y ai cru jusqu’au bout. Il n’a pas manqué grand-chose… Allez, ce n’est que partie remise et on y croit très fort pour la saison prochaine !

 

Voila, c’est une nouvelle saison de Ligue 1 qui vient de s’achever ; une saison finalement passionnante pour son suspense mais assez terrifiante pour la qualité de son spectacle. Vous avez vu le Nancy – Metz ou le PSG – Lille ???

 

Pour les amateurs de grand et beau football, heureusement, la saison n’est pas encore finie. Il reste l’Euro. Et là, je crois qu’on va enfin se régaler, parce qu’il y aura du lourd et de vrais joueurs de foot, des Thierry Henry, Franck Ribery, Cristiano Ronaldo, Fernando Torres, Pirlo, Van Nistelrooy, Fabregas, Ballack, Ibrahimovic… C’est sûr que ca nous changera de Bernard Mendy !

par Christophe Jaurrey publié dans : Sport
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Jeudi 1 mai 2008

Elle peut vous lâcher à tout moment et ne pas vouloir revenir. J'ai perdu l'inspiration ! Enfin, pour être exact, ce n'est pas que l'inspiration que j'ai paumée, mais un peu tout : l'envie, l'intérêt, le temps, la curiosité, l'excitation... Attention, que l'on soit bien clair, j'évoque et je n'évoquerai tout au long de ces lignes que la prolixité limitée pour ne pas dire inexistante de mon blog depuis plusieurs semaines. Je précise, car je vous vois venir, bande de p'tits vicieux !


Le cadre posé, je m'explique. Y'aurait en effet des choses à dire, mais je n'y arrive pas. Et comme j'ai décidé de me refuser de tromper mon monde en copiant sournoisement quelques articles piqués ici et là pour les remettre à ma sauce, comme j'ai pu le faire de temps à autres... De toutes façons, ca se voit, non, quand j'ai honteusement pompé !?


Alors docteur, c'est grave que je n'arrive plus à gratter ? Faisons un peu de psychanalyse à deux balles et trouvons cet effet déclencheur, cet instant où tout a basculé, la raison profonde de ce mutisme.


La peur de la page blanche ? Faut oublier, j'écris sur ordinateur !


Le manque de sujets d'actualité ? Tu plaisantes mec, je pourrais rédiger 4 posts par jour avec les couacs du gouvernement sur tout et n'importe quoi, le petit Nicolas que les gens ils ne l'aiment plus même qu'ils préféraient tous les autres présidents plus que lui, le badge des sportifs qui veulent un monde meilleur et la paix dans le monde (attends... t'es sûr que c'est pas miss France plutôt !?), la fin du monde... euh... non, la faim dans le monde (mais c'est pas kif-kif ???), le non lieu des flics blancs qui ont mis 50 balles dans la peau d'un black non armé aux States mais c'était de la légitime défense, c'est normal, ils étaient blancs les kisdés et le mort il était noir, et on est aux States...


Ma vie perso inintéressante ? Ben non, même pas, faut que je mette les photos des vacances en Egypte, je pourrais faire un bouquin de mes histoires au boulot, avec Choupette on fait plein de trucs super que je vous raconterais bien "mais ca risque d'être censuré dans le clip"...


Non, il y a en fait une conjonction de raisons conjoncturelles qui a précipité la chute vertigineuse de mon blog-rank jusqu'à des profondeurs insoupçonnées. Et encore, on ne peut pas aller plus bas que 0 !


Pour commencer, je crois que j'en ai eu marre de gratter. Ca se comprend quand même. Durant des semaines, que dis-je des mois, voire des années, je n'ai pas arrêté de rédiger. Des textes, des articles, des éditos, des discours, des notes, des lettres, des tracts, des programmes, des courriers... A la fin, c'est pas un peu normal que je sois fatigué d'écrire ? Et puis franchement, entre nous (le terme est on ne peut plus approprié, je ne vous ai pas parlé du nombre de mes visiteurs !), vous n'en auriez pas marre, vous, de gratter les mêmes choses, qu'on est les plus forts, que ce qu'on a fait c'était super, mais attendez de voir de qu'on va faire d'encore plus génial, qu'on vous aime tous et qu'on va bien s'occuper de vous, vous verrez, alors que les autres, ce sont les méchants, pas beaux, qu'ils sont nuls, qu'ils n'y connaissent rien et qu'ils veulent prendre notre place, mais ca va pas la tête !? Que des conneries, vous dis-je ! Y'en a marre !


Ensuite, il y a le phénomène post campagne, qui fait que la décompression est terrible, limite petite déprime, que la flemingite aigue dévaste tout sur son passage "comme un ouragan qui passé sur moi a balayé le passé", qu'on est fatigué de chez crevé et qu'on n'a plus rien envie de foutre... C'est mon cas. Mais il paraît que ca revient... ouf !


Enfin, l'usure, la fin de la nouveauté, la flemme. Tenir un blog demande un réel investissement, donc une grande motivation. Il faut être capable d'y consacrer un heure ou deux en fin de journée ou pendant le week-end, ce qui n'est pas toujours évident. Je n'ai plus fait l'effort de l'alimenter. Et il a commencé à péricliter dangereusement. Heureusement, ce n'était pas trop tard, on a déboulé aux Urgences, vu Ross, Green, Carter et bipé Benton, on a fait NFS, chimie, iono, 2 adrés... et il est reparti.


It's alive, alive ! I'll be back...

par Christophe Jaurrey publié dans : Du côté de chez moi
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Jeudi 17 avril 2008

 

Eloignés de tout mais pourtant si proches. D’Egypte où nous avons passé de magnifiques vacances hantées de tombeaux, temples et autres pyramides d’un autre âge (oui, les photos vont arriver, faut juste un peu de temps pour les choisir et les retravailler !) et de buffets 5 étoiles avec bouffe à profusion, nous avons eu une partie de l’image mais pas le son. Il faut dire que notre bon guide local a parfaitement su noyer le poisson en nous racontant un tel bobard que nous y avons tous cru.

 

Les manifestations dans les rues du Caire ? C’est pour le travail !

Cette foule amassée telle une bande de supporters du PSG rêvant d’une victoire devant ces 2 fenêtres faisant office de boulangerie, ces mains tendues vers l’officine implorant l’aide divine pour un bout de pain, ces cris rappelant la cohue d’un jour de grève dans le métro pour récupérer sa part de gâteau ? C’est juste une boulangerie où le pain est bon et pas cher !

 

Voila pour la version locale. Le retour sur terre (européenne et française la terre) fut malheureusement moins édulcorée. C’est en lisant les journaux français que nous avons eu le fin mot de la triste histoire (les journaux égyptiens disaient sans aucun doute la même chose, mais nous ne parlons ni ne lisons « fluently » l’arabe !). En vrai, les Egyptiens, comme les Haïtiens, les Thaïlandais et une trentaine d’autres pays dits en voie de développement, ils crèvent la dalle !

 

Les matières premières agricoles, en clair le blé, le maïs, le riz pour les principales, connaissent de telles hausses des prix que les populations les plus fragiles n’ont plus les moyens de se nourrir. Mais elle est arrivée d’un coup, pendant nos vacances en Egypte, cette crise de la débouffe ? En fait, cette nouvelle forme de famine puisqu’à la différence des « habituelles » grandes crises alimentaires, la nourriture existe mais les gens ne peuvent plus l’acheter, alors qu’il s’agissait auparavant plutôt de l’inverse, est la conséquence de notre si libérale et destructrice économie de marché.


 

Plusieurs facteurs sont à l’origine des émeutes de la faim :

- l’augmentation du niveau de vie de certains pays émergeants, comme la Chine et l’Inde, où les consommateurs commencent à bouffer autant et comme nous, privilégiés des pays riches ;

- les bouleversements climatiques comme la sécheresse en Australie ou les inondations en Asie qui nuisent à l’agriculture ;

- les spéculations boursières car après la crise des subprimes qui a plombé l’immobilier, il fallait bien trouver un nouveau terreau fertile pour que les fonds de pension des p’tits vieux de Miami engrangent de belles plus-values financières. L’heureux élu est donc le secteur de la bouffe qui est rapidement devenu la boîte de pandore. Pourtant, là où la banque mondiale avait versé 230 milliards de dollars pour rétablir les établissements de crédits américains, cette fois-ci, pas un billet vert n’a été octroyé aux pauvres qui ne peuvent plus bouffer… que voulez-vous, on ne prête qu’aux riches ;

- la nouvelle mode des biocarburants. Hé oui, pour sauver notre planète, il va falloir mourir de faim ! Avec la flambée du prix du baril de pétrole, les gouvernements développent à outrance les biocarburants. Mais les biocarburants, ce sont le maïs et le colza que l’ont ne retrouve plus dans nos assiettes. Comme les productions agricoles sont régulées et que 5 % de biocarburants correspondent à 20 % des terres cultivables de maïs, forcément la demande explose en même temps que les prix !

 

La situation est désormais explosive. Elle a déjà coûté sa tête au premier ministre haïtien et a provoqué émeutes, arrestations, blessés et morts dans les pays africains touchés de plein fouet par la crise. Car que peut-il arriver de plus terrible à l’Homme que de ne pas pouvoir becqueter à l’heure où les richesses sont étalées comme jamais partout dans le monde ?

 

On a eu la guerre des civilisations, puis celle des territoires et celle des politiques. La prochaine devait être celle des religions… La guerre de la faim va-t-elle la manger tout cru ?

par Christophe Jaurrey publié dans : Actualité
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