Aujourd’hui
s’ouvrent les 26ème Jeux Olympiques de Pékin. Cette grande quinzaine olympique débute par une cérémonie d’ouverture que j’ai choisi de boycotter.
Petit rappel : la Chine, c’est près d’un milliard et demi d’habitants, une puissance économique gigantesque, un marché mondial à
elle seule. Mais la Chine c’est aussi et surtout des manquements graves au respect le plus élémentaire des droits de l’homme : prisonniers politiques et journalistes par milliers, exécutions
sommaires, presse censurée, répression contre le Tibet… j’en passe et des meilleurs ! Lors de l’attribution des JO en 2001, la Chine s’était engagée à faire de nombreux efforts en faveur des
Droits de l’Homme. Pourtant, depuis, rien n’a changé. A ce propos, je vous recommande vivement la lecture très instructive de l’ouvrage rédigé par Reporters sans
Frontières, « Pourquoi il faut boycotter la cérémonie d’ouverture
des JO de Pékin » (Edition le cherche midi).
C’est dans ce contexte tendu que le petit Nicolas représentera la France à Pékin aujourd’hui lors de la cérémonie d’ouverture. Une présence très controversée.
On se souvient du passage houleux de la flamme olympique à Paris, où les autorités chinoises avaient déjà montré leur savoir-faire en matière d’humanité. Ces scènes s’étaient reproduites un peu partout dans le monde, de Londres à San Francisco, preuve que le débat sur les droits de l’homme en Chine est universel.
A la suite de ces manifestations parisiennes, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et Christian Poncelet, Président du Sénat, avaient été envoyés à Pékin par le petit Nicolas faire des courbettes aux autorités chinoises.
Se posa alors la question de la présence du chef de l’Etat à la cérémonie d’ouverture. Pendant qu’Angela Merkel pour l’Allemagne ou Gordon Brown pour l’Angleterre avaient très rapidement annoncé qu’ils ne s’y rendraient pas, justifiant leur refus par la défense des droits de l’homme (une décision que respecta Pékin), le un coup j’y vais, un coup j’y vais pas du petit Nicolas renforçait encore davantage les tensions franco-chinoises. Il faut dire que la pression de l’opinion française pour le boycott était forte et qu’il lui était difficile d’annoncer tout de go qu’il irait quand même à Pékin. D’ailleurs, a-t-il seulement envisagé une seule seconde de ne pas s’y rendre ?
Mais par ses atermoiements, il a fini par tellement exaspérer les chinois que sa présence, annoncée officiellement sur le tard, ne change rien.
Les menaces économiques et commerciales que font peser les chinois envers la France se sont multipliées. Alors que Paris est sur le point de perdre son honneur pour apaiser le climat (mais sans missiles pour repousser la pluie !), les chinois ont fait de la France leur bouc émissaire tout trouvé.
Dernier exemple en date, la prochaine visite du Dalaï Lama en France. Le gouvernement chinois a demandé à ce qu’il ne soit pas reçu par l’Elysée.
Deux possibilités s’offraient au petit Nicolas. Il confirmait les valeurs de la France, pays des droits de l’Homme, en recevant le prix Nobel de la Paix, et la Chine risquait de mettre ses menaces à exécution (l’exécution, un grand sport national dont la Chine partage le leadership avec les Etats-Unis). Ou alors, il accédait aux ordres des autorités chinoises et donnait raison à leur chantage. Dans les deux cas, la stratégie était perdante. Il s’est finalement écrasé face aux exigences de Pékin qui pourra désormais traiter notre pays avec toute la condescendance qu’une telle capitulation mérite.
La dignité et les valeurs que porte depuis des siècles la France auraient du conduire le petit Nicolas à boycotter la cérémonie d’ouverture des JO et recevoir le Dalaï Lama. Il n’a fait aucun des deux.
Depuis un an, le petit Nicolas a laissé Kadhafi planter sa tente à l’Elysée et a fait défiler et mettre au garde à vous les militaires français devant Bachar El Assad, dont le pays est présumé responsable de l’attentat du Drakkar qui a vu 58 militaires français trouver la mort en 1983. Sa présence à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin est la dernière pierre à l’édifice de son combat particulier en faveur des droits de l’Homme !
"Ce n’est pas à Pékin de fixer mon agenda…" avait-il dit. Certes, mais force est de reconnaître qu’il l’influence beaucoup !
Pour ma part, en ce fameux 08/08/08 à 08h08 (heure chinoise), ma télévision sera éteinte. Je ne peux que vous inviter à en faire de même.
C’est la nouvelle mode de l’été. Exit l’Ipod, le chapeau de cow-boy, les tatouages et
piercings. Le « j’ai oublié mon môme dans la bagnole » a connu en l’espace d’un petit mois un succès foudroyant. En allant bosser, en faisant ses courses, en sortant en boîte, le tube
de l’été 2008 consiste simplement à laisser son gamin en bas âge (important le bas âge, sinon, le gosse, il peut s’enfuir, et ce n’est pas marrant !) enfermé plusieurs heures dans une
voiture, si possible bien garée sur un parking, en plein cagnard, et sans un bol d’eau ni une vitre ouverte, parce que les enfants, ce ne sont pas des chiens quand même !
A une voix près. La réforme de la Constitution voulue par le petit Nicolas est passée ric rac lors de
Congrès de Versailles, et on dit merci qui ? Merci Jaaaaack !
Cette année, pour les vacances, on a innové. Pas de voyage à l’étranger, on s'est fait
un petit tour de France en voiture, histoire d’aller voir la famille et les amis et de se la couler douce pour pas cher. De Paris à Lyon, de Lyon à Montpellier, en passant par Annecy, de
Montpellier au Sud-Ouest avant de revenir à Paris, on a fait plus de 2 500 bornes.
285 millions d’euros ! Plus de 40 patates pour sa tronche
après remboursement de ses dettes !
Les événements sont passés quasiment inaperçus et pourtant, la semaine dernière, deux phénomènes ont illustré la dérive des adolescentes dans cette société sans repère.
Il y a encore une semaine,
nous étions plein d’optimisme. Les bleus arrivaient en Suisse et en Autriche pour disputer l’Euro 2008 dans la peau des favoris. Surfant sur la vague du Mondial 2006, où à un coup de boule près,
on enlevait notre seconde coupe du monde, il n’y avait aucun doute : lors de cet euro, on allait tous les bouffer, les mangeurs de pizzas, de saucisses, de morues, de paëlla…
On vit vraiment dans un monde de grands malades. Le Tribunal de Lille a annulé le mariage d’un
couple de confession musulmane car la femme aurait menti à son mari sur sa virginité. Le pauvre gars crédule s’en serait rendu compte pendant sa nuit de noces et aurait immédiatement renvoyé sa
jeune épouse chez elle, avant de demander l’annulation du mariage.
Nous en étions restés au mois
de septembre. Admettez au moins que je ne vous ai pas gavés avec mon foot, sensible aux allergies sportives de nombre de mes lectrices et de quelques uns de mes lecteurs. Mais là, voila, cette
saison de Ligue 1 s’achève et je ne pouvais pas encore demeurer silencieux.
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